Poésie
Poèmes et vers pour tous les âges
47 textes disponibles
Textes disponibles
Le Petit Matin
Émilie Lune
Le réveil sonne dring, dring, dring !
Le Voyage du Petit Nuage
Émilie du Pré
Un petit nuage blanc s'ennuie dans le ciel bleu.
Le dormeur du val
D'après Arthur Rimbaud (adapté)
C'est un petit vallon Où chante une rivière. L'herbe est verte et douce, Le soleil fait de la lumière. Un jeune soldat dort Dans l'herbe, sous le ciel bleu. Il est pâle et tranquille, Il a froid, il ...
Le Matin Déborde
Émilie Lune
Le réveil a sonné son cri de métal clair.
Le Mystère de la Pierre Qui Chante
Élodie Ventura
Dans la forêt où le vent murmure, j'ai trouvé une pierre étrange et dure.
Le Bal des Syllabes
Margaux Petit
Dans le silence du cahier ouvert, Les syllabes endormies se réveillent.
Le Messager des Saisons
Anna Berger
Je suis le messager des saisons, Je porte les nouvelles raisons Qui font changer les jours, les nuits, Les paysages et les fruits.
Ode au Crayon de Bois
Juliette Bernard
Ô crayon de bois, compagnon fidèle, Sur ma page blanche, tu danses avec elle. Tu dessines des mondes, tu écris des secrets, Tu corriges mes fautes sans jamais regretter.
Odeur de Brioche
Anna Lenoir
Le samedi matin, une douce alchimie, Dans la cuisine, c'est le grand rituel.
Pour faire le portrait d'un oiseau
Jacques Prévert
Peindre d'abord une cage avec une porte ouverte peindre ensuite quelque chose de joli quelque chose de simple quelque chose de beau quelque chose d'utile pour l'oiseau placer ensuite la toile contre ...
Le Mystère du Tiroir à Balais
Élodie Martin
Ce matin-là, en rangeant le couloir sombre, Léa découvrit une étrange fente dans le bois.
Le Secret du Rocher Tremblant
Élodie Vent-des-Falaises
Un matin de grand vent, Léa et Théo partirent à l'aventure, dépassant les limites du village connu.
Le Loup et le Chien
Jean de La Fontaine
Un Loup n'avait que les os et la peau, Tant les Chiens faisaient bonne garde. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde. L'attaquer, le mettre e...
Le Chant du Cartable
Élise Varenne
Mon cartable est un navire aux flancs lourds de secrets,
La Carte des Souffles Perdus
Élise Valtersen
Il avait hérité d'une boussole sans aiguille, dont le cadran de cuivre gravé montrait non pas les points cardinaux, mais des noms de vents oubliés.
Odes aux Éléments
Alban Rivière
Ô Terre, vieille mère au dos voûté de collines, Tes veines sont les fleuves, tes os les montagnes.
Ode au verre d'eau
Camille Forestier
Au retour de la course effrénée, Quand le soleil a brûlé le gazon, Quand la gorge est une terre étonnée, Sèche, rêvant de fraîche saison.
Le Silence des Sources
Élodie Vasseur
Où sont passés les chants des ruisseaux, les murmures argentés sous les mousses ? Ils ont été étouffés par notre indifférence, nos déchets en guise d’offrandes.
Les Deux Semences
Philippe Arborier
Deux semences tombèrent du même arbre, portées par le même vent d’ouest. L’une roula vers un sol riche, profond, un jardin bien entretenu.
Correspondances
Charles Baudelaire
La Nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles ; L'homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l'observent avec des regards familiers. Comme de longs...
Le Dormeur du val
Arthur Rimbaud
C'est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D'argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons. Un soldat je...
L'Albatros
Charles Baudelaire
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. À peine les ont-i...
Demain, dès l'aube
Victor Hugo
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul,...
Chanson d'automne
Paul Verlaine
Les sanglots longs Des violons De l’automne Blessent mon cœur D’une langueur Monotone. Tout suffocant Et blême, quand Sonne l’heure, Je me souviens Des jours anciens Et je pleure ; Et je m’en vais Au vent mauvais Qui m’emporte Deçà, delà, Pareil à la Feuille morte. --- **Contexte et analyse (pou...
Le Dormeur du val
Arthur Rimbaud
C’est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons. Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort ; il est étendu...
Ma Bohème
Arthur Rimbaud
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ; Mon paletot aussi devenait idéal ; J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ; Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées ! Mon unique culotte avait un large trou. – Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course Des rimes. Mon au...
Le Lac
Alphonse de Lamartine
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour ? Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière, Et près des flots chéris qu'elle devait revoir, Regarde ! je viens seul m'asseoir sur ...
Métro, Boulot, Dodo
Élise Varnier
L'aube est un couvercle gris sur la ville endormie, que percent les premiers bruits, métalliques et sourds.
L'Appel du Gouffre Argenté
Élise Valtin
Il est un lieu que nul atlas ne nomme, où le temps s'étire comme une résine oubliée.
Les Racines du Vent
Éloïse de la Forêt
Le vent n'est pas un souffle vide, mais une parole ancienne qui sculpte le silence des pierres et caresse l'épiderme des feuilles. Il est le scribe invisible de la forêt, traçant sur l'écorce des chênes des runes que seul le temps peut déchiffrer.
Odes Fragiles à un Ami Lointain
Antoine des Sources
Ami dont l'absence est une présence en creux, ombre portée par un soleil que nous ne partageons plus. Je t'écris ces mots sur le parchemin pâle du soir, avec l'encre violette du crépuscule.
Le Chant du Dernier Rempart
Clara Vox
Ils sont venus, pareils à la marée noire qui souille le rivage, avec le grondement sourd de leurs machines et la froide certitude des chiffres. Ils parlaient de rendement, d'avenir radieux coulé dans le béton, de nécessité qui justifie toutes les conquêtes.
Spleen (LXXVIII)
Charles Baudelaire
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ...
Demain, dès l'aube...
Victor Hugo
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je ...
Le Spleen de Paris - L'Étranger
Charles Baudelaire
— Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ? — Je n'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère. — Tes amis ? — Vous vous servez là d'une parole dont le sens ...
L'Albatros
Charles Baudelaire
Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. À peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leu...
Les Fleurs du Mal
Charles Baudelaire
Produced by Tonya Allen, Julie Barkley, Juliet Sutherland, Charles Franks and the Online Distributed Proofreading Team. LES FLEURS DU MAL par CHARLES BAUDELAIRE _Préface par Henry FRICHET_ [Illustration] PRÉFACE Charles Baudelaire avait un ami, A...
Art poétique
Paul Verlaine
Art poétique De la musique avant toute chose, Et pour cela préfère l'Impair Plus vague et plus soluble dans l'air, Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. Il faut aussi que tu n'ailles point Choisir tes mots sans quelque méprise : Rien de plus cher que la chanson grise Où l'Indécis au Précis se joi...
L'Invitation au voyage
Charles Baudelaire
Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur D’aller là-bas vivre ensemble ! Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble ! Les soleils mouillés De ces ciels brouillés Pour mon esprit ont les charmes Si mystérieux De tes traîtres yeux, Brillant à travers leurs larmes. Là, tout n’est qu’ordre...
Correspondances
Charles Baudelaire
La Nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles ; L’homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l’observent avec des regards familiers. Comme de longs échos qui de loin se confondent Dans une ténébreuse et profonde unité, Vaste comme la nuit et comme...
Souvenir
Alfred de Musset
J’ai dit à mon cœur, à mon faible cœur : N’est-ce point assez de tant de tristesse ? Et voilà que le nom de celle que j’aimais Est venu tout à coup sur mes lèvres aimées. Il est dans la forêt des arbres centenaires, Une vieille maison de pierre et de bois sombre, Où j’ai laissé, un soir, bien des c...
L'Isolement
Alphonse de Lamartine
Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne, Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ; Je promène au hasard mes regards sur la plaine, Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds. Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ; Il serpente, et s’enfonce en un lointain obscur ; Là le la...
Harmonie du soir
Charles Baudelaire
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ; Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ; Valse mélancolique et langoureux vertige ! Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ; Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ; Valse mélancoliq...
Le Bateau ivre
Arthur Rimbaud
Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs : Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. J'étais insoucieux de tous les équipages, Porteur de blés flamands ou de cotons anglais. Quand avec mes hale...
Spleen (Quand le ciel bas et lourd)
Charles Baudelaire
Spleen (Quand le ciel bas et lourd) Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ; Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'Espéran...
Zone
Guillaume Apollinaire
À la fin tu es las de ce monde ancien Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes La religion seule est restée toute neuve la religion Est restée simple comme les hangars ...
Le Pont Mirabeau
Guillaume Apollinaire
Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu’il m’en souvienne La joie venait toujours après la peine Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l’onde si l...
