Fiche du texte

Les Derniers Jours de Pompéi

Traditionnel

En ce matin du 24 août 79, Marcus se réveilla comme d'habitude dans sa villa romaine de Pompéi. Le soleil entrait par l'atrium et les esclaves s'affairaient déjà à préparer le petit-déjeuner. Rien ne laissait présager que ce jour serait le dernier pour des milliers d'habitants.

Pourtant, depuis plusieurs jours, des signes inquiétants se multipliaient. Des tremblements de terre avaient fissuré quelques murs. Les puits s'asséchaient mystérieusement. Les chiens hurlaient la nuit sans raison apparente. Mais les Pompéiens, habitués à ces phénomènes, n'y prêtaient guère attention.

Vers midi, un grondement sourd monta du Vésuve, la montagne qui dominait la baie de Naples. Marcus, qui négociait des amphores de vin sur le forum, leva les yeux. Ce qu'il vit le glaça d'effroi : un immense champignon de fumée noire s'élevait du sommet de la montagne, obscurcissant le ciel.

La panique s'empara de la ville. Des pierres ponces commencèrent à pleuvoir, légères d'abord, puis de plus en plus grosses et brûlantes. Les toits s'effondraient sous leur poids. Les rues se remplissaient d'une couche de cendres qui montait d'heure en heure.

Marcus courut vers sa villa pour sauver sa famille. Sa femme Livia avait déjà rassemblé les enfants et quelques objets précieux. « Par où fuir ? » demanda-t-elle, les yeux agrandis par la terreur.

La porte de la mer semblait la seule issue. Ils se joignirent à une foule panique qui tentait d'atteindre le port. Des lampes à huile éclairaient le chemin, car le jour était devenu aussi noir que la nuit. L'air devenait irrespirable, chargé de soufre et de cendres.

Certains s'effondraient, vaincus par les gaz toxiques. D'autres retournaient chercher leurs richesses et ne ressortaient jamais. Des mères appelaient leurs enfants perdus dans la cohue.

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