Quand l'avion s'écrasa au milieu du Sahara, Malik pensa que sa vie était finie. Il était le seul survivant, perdu quelque part entre le Maroc et le Mali, avec un téléphone sans réseau et deux bouteilles d'eau.
Il se souvenait des conseils de son oncle, ancien légionnaire : « Dans le désert, le premier ennemi, c'est la panique. Le deuxième, c'est le soleil. » Malik s'obligea à respirer calmement. Il fit l'inventaire de ce qu'il avait : les bouteilles d'eau, une couverture, un briquet, le kit de survie de l'avion avec une couverture de survie argentée.
Le soleil était au zénith. Se déplacer maintenant serait suicidaire. Malik s'installa sous l'ombre d'une aile de l'avion, la couverture de survie côté argenté vers le haut pour réfléchir la chaleur. Il attendrait la nuit pour marcher.
Au crépuscule, quand la température chuta brutalement, il but quelques gorgées et se mit en route vers l'ouest, là où le soleil s'était couché. Sans boussole, les étoiles seraient son guide. Son oncle lui avait appris à trouver le nord grâce à l'étoile Polaire.
La marche dans le sable était épuisante. Chaque pas semblait vain face à l'immensité du désert. Mais Malik refusait d'abandonner. Il pensait à sa mère qui l'attendait, à ses amis, à tous les projets qu'il avait encore.
Au troisième jour, l'eau était presque épuisée. Les lèvres craquelées, les pensées confuses, Malik faillit plusieurs fois s'effondrer. Mais il continua, un pas après l'autre.
C'est alors qu'il aperçut une trace de pneus dans le sable. Un véhicule était passé par là récemment ! Avec ses dernières forces, il suivit les traces. Elles menaient à un camp de nomades touaregs.
