On ne badine pas avec l'amour

Alfred de Musset (1834)

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Les Retrouvailles

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Le baron, dans son château, attend avec impatience. Son fils Perdican, jeune docteur, et sa nièce Camille, qui sort du couvent, doivent arriver. Il rêve de les marier. Le chœur des paysans, Plauchut et Bridaine, commente avec ironie ces préparatifs. Perdican paraît enfin, plein de vie et d’affection pour les lieux de son enfance. Il retrouve avec émotion la nourrice et le village. Camille arrive à son tour, vêtue de noir, le regard froid et distant. Les compliments du baron sonnent faux. Lorsqu’on les laisse seuls, le trouble est palpable. Perdican, joyeux, veut évoquer leurs souvenirs communs. Mais Camille oppose une froideur polie, presque méprisante. Elle parle de son couvent comme d’un refuge, rejette les sentiments du monde et affirme ne pas vouloir se marier. Perdican, blessé dans son orgueil, réplique avec une légèreté feinte. Ils se quittent sur un malentendu, chacun jouant un rôle. Le chœur conclut, inquiet : « Cela commence bien. »

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Littera