Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers, Picoté par les blés, fouler l'herbe menue : Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue. Je ne parlerai pas, je ne penserai rien : Mais l'amour infini me montera dans l'âme, Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien, Par la Nature, – heureux comme avec une femme. (Version adaptée : Par les beaux soirs d'été, je marcherai dans les chemins de campagne, à travers les champs de blé qui frôlent mes jambes, sur l'herbe fine et douce. En rêvant, je ressentirai la fraîcheur du sol sous mes pieds. Je laisserai le vent souffler librement sur mon visage et dans mes cheveux. Je resterai silencieux, l'esprit vide de toute pensée précise. Mais un sentiment immense, un amour sans limite, grandira en moi. Et je partirai, très loin, à l'aventure, comme un voyageur libre, accompagné seulement par la Nature – et je serai pleinement heureux, comme en présence d'une personne chère.)
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Chapitre 1 sur 6
Sensation
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