Alcools

Guillaume Apollinaire (1913)

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Chapitre 1 sur 8

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À la fin, tu es las de ce monde ancien. Le matin, Paris s'éveille entre les gares et les usines, et toi, tu marches, seul, dans cette ville qui prie encore dans ses églises. Les avions, ces oiseaux nouveaux, tracent des lignes dans le ciel. Tu te souviens de ta jeunesse pieuse, des processions, de la douceur des cloches. Mais aujourd'hui, tu préfères lire les prospectus, les catalogues, les affiches qui chantent en couleurs. C'est là ta poésie, le poème de la rue. Tu bois un café brûlant au comptoir d'un bar, et tu regardes les gens passer, ces visages marqués par la vie moderne. Le soleil se couche sur Paris, et les réverbères s'allument comme des étoiles tombées. Tu aimes cette ville, ses cris, ses lumières, sa beauté crue. Tu es le poète de la nouvelle époque, entre tradition et vitesse, entre ciel et béton. Tes souvenirs d'autrefois flottent comme des fumées, et tu les écris, tu les fixes sur le papier, pour capturer ce monde qui file si vite, comme un express qui ne s'arrête plus.

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Littera