Michel de Montaigne
XVIe siècle (Renaissance / Humanisme)
Biographie
Pour les enfants
Michel de Montaigne était un penseur très curieux. Sa question préférée était 'Que sais-je ?' Ce qui veut dire : qu'est-ce que je sais vraiment ? Quand il était petit, son père avait une idée originale : tout le monde dans la maison devait parler latin avec lui ! Du coup, le petit Michel parlait latin avant même de parler français ! Plus tard, Montaigne s'est enfermé dans une tour de son château pour réfléchir et écrire. Il a écrit un gros livre appelé 'Les Essais' où il parle de lui-même pour mieux comprendre les humains. Il se posait des questions sur tout : pourquoi a-t-on peur ? Pourquoi ment-on ? Comment bien vivre ? Il pensait que la meilleure façon d'apprendre, c'est de voyager et de rencontrer des gens différents de nous.
Michel de Montaigne inventa l'essai, un genre littéraire nouveau. Dans ses 'Essais', il se prend lui-même comme sujet d'étude pour mieux comprendre l'humanité. Sa devise était 'Que sais-je ?', une invitation à douter et à réfléchir.
Citations célèbres
“Que sais-je ?”
— Devise personnelle
“Je ne peins pas l'être, je peins le passage.”
— Les Essais, III, 2
“Chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition.”
— Les Essais, III, 2
Œuvres principales (4)
Les Essais (Livre I)
Les Essais (Livre II)
Les Essais (Livre III)
Journal de voyage en Italie
Anecdotes
L'éducation au latin
Le père de Montaigne avait engagé un précepteur allemand qui ne parlait pas français. Toute la maisonnée devait s'adresser à l'enfant uniquement en latin. Résultat : Montaigne parlait latin couramment avant même de savoir le français !
La bibliothèque dans la tour
Montaigne avait fait graver des citations grecques et latines sur les poutres de sa bibliothèque. Il y en avait 57 ! Ainsi, quand il levait les yeux de son livre, il voyait des pensées de sagesse.
L'ami du chat
Montaigne écrivit cette phrase célèbre sur son chat : 'Quand je joue avec ma chatte, qui sait si elle ne s'amuse pas plus de moi que moi d'elle ?' Il nous invitait à ne pas nous croire supérieurs aux animaux.
