Albert Camus
XXe siècle
Biographie
Pour les enfants
Albert Camus était un écrivain français né en Algérie il y a un peu plus de 100 ans. Il a grandi très pauvre, avec sa maman qui n'entendait presque pas et ne savait pas lire. Mais grâce à un instituteur formidable, il a pu faire de longues études. Camus a écrit des livres qui posent de grandes questions : pourquoi la vie est-elle parfois si dure ? Pourquoi y a-t-il de l'injustice ? Comment peut-on rester bon quand il y a tant de malheurs autour de nous ? Son livre le plus célèbre s'appelle La Peste. C'est l'histoire d'une ville (Oran, en Algérie) où arrive une terrible maladie. Les gens ne peuvent plus sortir de la ville. Certains paniquent, d'autres deviennent égoïstes, mais les héros du livre sont ceux qui décident de se battre contre la maladie et d'aider les autres, même si c'est dangereux. Camus pensait que même si la vie est difficile, il ne faut jamais abandonner. Il faut se révolter contre l'injustice et être solidaire avec les autres. C'est comme ça qu'on donne un sens à sa vie. Il a reçu le prix Nobel, le plus grand prix pour un écrivain ! Mais il est mort très jeune, à 46 ans, dans un accident de voiture.
Albert Camus est un écrivain et philosophe qui a combattu l'absurdité du monde avec la révolte et la solidarité. Prix Nobel de littérature à 44 ans, il reste l'auteur de L'Étranger et de La Peste, romans qui interrogent le sens de la vie face à la mort et l'injustice.
Citations célèbres
“Il faut imaginer Sisyphe heureux.”
— Le Mythe de Sisyphe
“Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.”
— L'Étranger, incipit
“Je me révolte, donc nous sommes.”
— L'Homme révolté
Œuvres principales (4)
L'Étranger
La Peste
Le Mythe de Sisyphe
La Chute
Anecdotes
Le gardien de but philosophe
Camus adorait le football ! Il était gardien de but dans l'équipe universitaire d'Alger. Il disait que c'est sur le terrain de foot qu'il avait appris la morale et l'esprit d'équipe.
La lettre à son instituteur
Quand Camus a reçu le prix Nobel, la première lettre qu'il a écrite était pour son ancien instituteur, M. Germain : « Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j'étais, rien de tout cela ne serait arrivé. »
L'ironie du destin
Camus détestait la voiture et préférait le train. Le jour de sa mort, il devait prendre le train mais son ami Gallimard l'a convaincu de monter en voiture avec lui. L'accident s'est produit quelques heures plus tard.
